Faire voler un drone en Thaïlande en 2026 : les règles à connaître
- il y a 6 jours
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La Thaïlande est un terrain de jeu extraordinaire pour les amateurs de drones : plages paradisiaques, îles, montagnes, temples et paysages tropicaux donnent évidemment envie de prendre de la hauteur.
Mais attention : apporter un drone en Thaïlande est autorisé, le faire voler sans avoir effectué les démarches nécessaires ne l’est pas forcément.
La Tourism Authority of Thailand (TAT) a publié le 29 juin 2026 une mise à jour détaillée des règles applicables aux touristes. Entre enregistrement, assurance, autorisation de vol et zones interdites, voici ce qu’il faut savoir avant de faire décoller son drone en Thaïlande. (TAT Newsroom)

Peut-on apporter son drone en Thaïlande ?
Oui. Vous pouvez entrer en Thaïlande avec votre propre drone.
En revanche, vous ne pouvez pas nécessairement l'utiliser dès votre arrivée. Pour voler légalement, différentes formalités doivent être accomplies auprès des autorités thaïlandaises.
Deux organismes interviennent principalement : la NBTC (National Broadcasting and Telecommunications Commission), qui s'occupe notamment de l'enregistrement lié à l'appareil et aux fréquences radio, et la CAAT (Civil Aviation Authority of Thailand), qui réglemente l'utilisation des drones dans l'espace aérien thaïlandais.
Dans de nombreux cas, il faudra donc être enregistré auprès des deux organismes.
Quels drones doivent être enregistrés ?
C'est un point important pour les voyageurs qui pensent qu'un petit drone léger échappe automatiquement aux formalités.
Ce n'est pas forcément le cas.
Selon les règles rappelées par la TAT, tous les drones doivent être enregistrés auprès de la NBTC, quel que soit leur poids ou leur utilisation.
L'enregistrement auprès de la CAAT concerne également les drones équipés d'une caméra ou d'un dispositif d'enregistrement, ainsi que les drones de plus de 2 kg. Autrement dit, la grande majorité des drones utilisés par les voyageurs pour réaliser des photos et vidéos sont concernés, même les petits modèles.
Un drone dépassant 25 kg nécessite des autorisations supplémentaires.
Une assurance d'au moins 1 million de bahts
Autre obligation que les touristes ignorent parfois : le drone doit disposer d'une assurance responsabilité civile couvrant au minimum 1 million de bahts.
Cette assurance peut être souscrite en Thaïlande ou à l'étranger, à condition que sa couverture corresponde aux exigences thaïlandaises.
La CAAT demande également l'enregistrement du pilote et du drone via son portail UAS.
Pour commencer la procédure une fois en Thaïlande, la TAT indique qu'une carte SIM thaïlandaise est nécessaire, notamment pour recevoir le code permettant de vérifier son identité.
Le pilote doit également passer un examen en ligne afin d'obtenir son certificat. En cas d'échec, il est possible de repasser l'examen après un délai de 24 heures. Le certificat obtenu est valable deux ans. Portail officiel UAS de la CAAT
Une autorisation avant chaque vol
C'est probablement l'une des informations les plus importantes de la nouvelle procédure.
Il ne suffit pas d'avoir enregistré son drone une fois pour pouvoir ensuite voler librement partout en Thaïlande.
Avant chaque opération, les informations concernant le lieu, la date, l'heure et l'objectif du vol doivent être transmises à la CAAT au moins trois jours à l'avance via son portail UAS.
Une notification doit également être envoyée à l'Anti-Drone Centre de la Metropolitan Police Bureau avant le vol autorisé.
Pour un touriste qui souhaite réaliser plusieurs prises de vues pendant son séjour, cela demande donc un minimum d'organisation.
Où peut-on faire voler son drone ?
Même avec toutes les autorisations nécessaires, on ne peut évidemment pas voler n'importe où.
Les vols doivent normalement être réalisés de jour, lorsque les conditions météorologiques permettent une bonne visibilité, et le pilote doit conserver son drone dans son champ de vision.
Il est notamment interdit de survoler sans autorisation les rassemblements de personnes, certaines zones urbaines, les bâtiments gouvernementaux, les installations militaires, les hôpitaux et les autres espaces faisant l'objet de restrictions.
Il faut également rester à plus de 9 kilomètres d'un aéroport ou d'un aérodrome temporaire, sauf autorisation préalable.
Une distance de sécurité doit par ailleurs être conservée avec les personnes, véhicules et bâtiments : 30 mètres pour les drones de moins de 2 kg et 50 mètres pour ceux pesant entre 2 et 25 kg.
Les vols de nuit, au-dessus de 90 mètres ou dans certaines zones réglementées nécessitent une autorisation spécifique.
Attention aux parcs nationaux et aux règles locales
Une autorisation de la CAAT ne signifie pas nécessairement que vous pouvez faire voler votre drone partout.
Certains sites touristiques, propriétés privées ou parcs nationaux peuvent imposer leurs propres règles et autorisations. Il faut donc vérifier les restrictions applicables au lieu précis que vous souhaitez filmer avant chaque vol.
C'est particulièrement important en Thaïlande où de nombreuses îles, plages et sites naturels particulièrement photogéniques se trouvent à l'intérieur de parcs nationaux.
Des restrictions particulières près de la frontière cambodgienne
Depuis les tensions à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, des restrictions supplémentaires ont également été mises en place.
La situation s'est toutefois assouplie : depuis le 26 juin 2026, les drones sont de nouveau autorisés dans la majorité du territoire thaïlandais, sous réserve de respecter les formalités habituelles.
Des interdictions restent néanmoins en vigueur dans certains districts de sept provinces frontalières : Ubon Ratchathani, Si Sa Ket, Surin, Buri Ram, Sa Kaeo, Chanthaburi et Trat. Les vols touristiques ou de loisir y sont généralement interdits sans autorisation spécifique.
Ces restrictions pouvant évoluer en fonction de la situation sécuritaire, mieux vaut consulter les informations de la CAAT juste avant son voyage.
Que risque-t-on en cas de non-respect des règles ?
Faire voler son drone sans respecter les règles thaïlandaises n'est pas une simple petite infraction touristique.
Dans le cadre des restrictions actuellement applicables, certaines violations peuvent entraîner jusqu'à un an d'emprisonnement et/ou une amende pouvant atteindre 40 000 bahts. Les autorités peuvent également intervenir contre un drone utilisé illégalement dans une zone sensible.
Il vaut donc clairement mieux effectuer les démarches avant de décoller.
Drone en Thaïlande : mieux vaut préparer son voyage
La réglementation peut sembler assez contraignante, surtout pour quelqu'un qui souhaite simplement réaliser quelques belles images pendant ses vacances.
Mais la règle essentielle à retenir est simple : posséder un petit drone ne dispense pas automatiquement des formalités.
Avant votre voyage, renseignez-vous sur l'enregistrement NBTC et CAAT, prévoyez une assurance responsabilité civile d'au moins 1 million de bahts et, une fois sur place, anticipez vos demandes de vol.
Enfin, les règles concernant les drones ayant beaucoup évolué ces dernières années en Thaïlande, vérifiez toujours les informations officielles de la Civil Aviation Authority of Thailand (CAAT) avant de faire décoller votre appareil.
Ainsi, vous pourrez profiter des paysages spectaculaires de la Thaïlande vus du ciel… sans risquer de transformer votre séance de prises de vues en mauvaise surprise administrative.




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